“Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu'elle imagine, cherche et ne voit pas.”

André Maurois


dimanche 28 août 2016

Parfois, même à la mer ....




...... Oui, des fois, même à la mer
ÇA PUE !



Un pote à moi a une villa Au Touquet.

(mais non c'est pas Macron, mais si Macron a une villa au Touquet, mais non, mon pote c'est pas Macron)

Quoi j'ai de potes riches ?
Ben oui !

Ça dérange quelqu'un ?

Donc il m'appelle et me dit :

- Ché pas trop pourquoi, mais en ce moment ça pue les égouts au Touquet, partout dans la ville...

- Cherche pas que j'y réponds : il y a Sarko-Bismuth dans les parages !

- Ah ! Ok !  je comprends mieux ! qui m'fait.

Ben quoi j'ai de potes riches et socialo ?
Ça dérange aussi ?

Source : Site Politis

mardi 23 août 2016

Portrait - Valériane






Il y a longtemps que je n’avais pas déposé ici un des « portraits-souvenirs » que j’écris parfois….






Valériane

Je l'ai revue il y a peu encore, mais à chaque fois c'est comme hier. Valériane a toujours cette voix de cristal qui vous pénètre lorsqu'elle parle et vient vous rafraîchir l'âme comme une eau pure et glacée descendant en cascade des montagnes enneigées.

Lorsqu'elle est entrée dans le salon, elle a évoqué les temps anciens, mais le canapé où l'on s'affalait n'est plus là. Cela m'a étonné que ce soient ses premières paroles, car j'avais la pensée identique à la sienne en cet instant. Ainsi donc elle n'avait pas oublié. N'allez pas imaginer quoi que ce soit de passionnel ou de sulfureux, même si ce fut le canapé de l'intimité, des échanges les plus denses, des paroles qui vous envahissent comme une caresse infiniment tendre. Valériane, ce fut l'amie du coeur de jeunesse. Valériane, ce fut l'amour chaste, celui dont on sait qu'il ne faut pas y toucher, au risque de le perdre.

Elle est femme de pure transparence. Elle s'émerveille d'un rien, d'un ordinaire comme si c'était la chose la plus rarissime au monde. Avec elle tout prend la densité de la légèreté importante. Elle sait rendre précieux l'insignifiant, magnifier le banal.Son visage est né de la douceur d'un sourire, il ne peut en être autrement. Je voyais ce sourire transparaître dans les longues lettres qu'elle m'écrivait, me confiant avec des mots simples le coeur limpide qui illuminait ses yeux et me tirait de douces larmes d'émotion artistique à contempler en pensée l'intense beauté de toute sa personne.

Je fus le confident de ses intimes secrets, de ses pensées intègres, de l'opalescence de ses réflexions à la fois simples et denses. Valériane est une femme ordinaire, profonde, au coeur d'un monde aux allures factices de l'hypocrisie accoutumée. Elle est comme un paradoxe de naturel dans l'univers surfait qui est son quotidien.

C'est cela sans doute qui fait mon admiration profonde. Cette capacité qu'elle a de demeurer vertueuse dans un monde désordonné.

lundi 22 août 2016

Ce que j'aime.....



Mieux que de longs discours
Quelques reflets de ce que j'aime "ici" en bord de mer.... (entre autres bien entendu.....)



Cliquez pour agrandir







toutes les photos  = Alainx

jeudi 18 août 2016

Évasion




S'il y a quelque chose que j'aime tout particulièrement, ici en bord de mer, c'est la possibilité d'évasion qui m'est offerte. Une possibilité d'une grande facilité, notamment des jours comme aujourd'hui. Il suffit d'ouvrir la baie vitrée, ou de descendre sur la digue promenade où il n'y a quasi personne le matin.
Le ciel mélange ces merveilleuses teintes, allant du bleu délavé au filet blanchâtre de la claire nuée, en passant par le bleu gris et toutes les gradations, les chatoiements possibles entre les deux. Je ne suis pas doué pour décrire cela. Je sais seulement contempler et m'imprégner. À l'horizon terre et mer se rejoignent, dans l’opaline, ayant enfin réussi leur unité dans la différence.  Il n'y a pas de vent. L'air n’est ni frais ni chaud. Il a l'épaisseur de la tendresse. De ces atmosphères qui vous chuchotent à l'oreille des bruissements suaves et enveloppants d'une mer étale. Le clapotis des vagues, tel le bruissement régulier de ces berceuses d'enfants murmurées pour vous endormir dans la paix et la tendresse. Et puis passent en bande les mouettes rieuses qui s’esclaffent à gorge déployée.

Il y a quelques instants encore vous aviez cru nécessaire d'écouter les informations à la radio qui, comme d'habitude, vous lanternent avec les idioties politiciennes du moment, histoire d'occuper l'été, et le dérisoire des médaillons de chocolat distribuées à Rio au son des cocoricos bien français. Alors vous avez eu le geste salutaire. Éteindre.

Éteindre, parce que la vraie parole est ailleurs. Ici, derrière la vitre, là sur le sable. Quelques pas à faire, et vous y êtes. Alos vous est apportée la paix intérieure par imprégnation contemplative progressive.

Évasion ? Oui, au sens de sortir, de s'enfuir comme un prisonnier encerclé par les rumeurs nauséabondes d'un monde, certes attristant, mais il ne servirait à rien de se mettre à gémir avec les oiseaux de malheur qui bavassent dans les radios. Cela ne changerait strictement rien à la réalité, si ce n'est à concourir à la désespérance ambiante.

Évasion ? Non, puisqu'il s'agit de se faire totalement présent à soi-même, de cultiver ainsi ce petit pouvoir personnel que l'on a : pouvoir de concourir à sa propre croissance en humanité, qui passe nécessairement par la rechercher au fond de soi, là où elle demeure et se manifeste. C'est peut-être bien le seul exercice du pouvoir qui comporte une certaine efficacité sur le long terme. Pas sur demain matin. Encore que…

Se laisser recevoir , dans cette présence à soi-même, où le monde dans sa réalité est redonné dans une perspective, une vision, qui manque cruellement ailleurs. Cela n'a rien de bien extraordinaire. C'est tout simple. C'est comme la contemplation de la terre et de la mer qui se rejoignent là-bas parce qu'il n'y a guère d'autres choix, d'autres horizons que celui-là. L'unité dans la différence.

Alors, il reste juste à monter dans son frêle esquif, déployer la voile ou sortir les rames, et prendre la mer en chantant l'une de ses chansons de marins qui laissent entendre la promesse de celui qui connaît son cap et les vents favorables.