dimanche 31 août 2014

Lettre à ma tante


Ma chère tante, vous qui êtes partie pour des contrées lointaines, je viens vous entretenir de la situation du Royaume de France.
Gouda 1er règne toujours et se montre régulièrement aux fenêtres cathodiques dans des positions avantageuses, montrant l'exemple d'un ventre arrondi, afin de convaincre le bon peuple qu'il est possible d'engraisser encore dans le Royaume. Il arbore ce sourire de totale satisfaction qu'on lui connaît de longue date. Il porte toujours à gauche, je parle de sa cravate, signe manifeste que les mauvaises langues qui le traitent  d'homme de droite se trompent. Il a toutefois modifié de manière significative l'élément essentiel de sa politique : Il a changé de lunettes, sur le conseil du chambellan Communicatus, qui trouve que cela lui confère un avantageuse allure se rapprochant de celle d'un régnant antérieur, savoir Jakou Le Chichi, qui malheureusement dépérit dans sa demeure, victime de la bière dans laquelle on finira par l'enfermer définitivement.

Ma chère tante, sachez que notre bon maître Gouda 1er à tout récemment limogé le Grand conseil du Roi, suite à une philippique navrante entre le premier Chambellan et sa seigneurie Montejetebourre, qui fut renvoyé en sa province, mais dont il n'est pas impossible de penser qu'il ourdit sa vengeance avec quelques marquis et barons locaux, fidèles à son panache tricolore et pétris de désirs vengeurs.

Gouda 1er a renouvelé sa confiance à Manolo de Vallsus, descendant d'un Grand d'Espagne, pour conduire une fois de plus le royaume vers le Graal de la Croissance, toujours rêvée, jamais réalisée… Pour tenter une ultime saillie fécondante aux fins de rajeunir la France et son avenir. Or donc et pour se faire, Manolo de Vallsus s'en est allé quérir un Grand Argentier, Manu Macrocon, aussitôt anobli et nommé  Prince du Trésor et protecteur des Riches Seigneurs qui tiennent le pays en asservissement librement consenti grâce à la passivité des bons sujets de Sa Majesté Gouda. Sujets éternellement franchouillards,  toujours râleurs pour la forme, mais amorphes et  résignés à la Décadence de notre Bon Royaume de France, où, ma chère tante, vous connûtes des jours heureux.

Il reste bien au Peuple un vague espoir du côté de la marine royale. La Maréchale Lapinne espère un coup d'urnes favorable pour rétablir en nos Provinces un Culte nouveau, et une épuration des souches malades qui gangrènent LA France de Toujours. Mais Napo de Sarko, - dit le bismuth agile - espère reconquérir l'Empire. Il veille dans l'ombre, préparant son retour de l'Ile au Trésor, où ses pirates et pilleurs en tout genre ont planqué les butins du Bigmac Lion et autres espèces sonnantes et trébuchantes. A moins qu'un Tribunal du prévôt royal ne l'envoie d'ici là au Bagne de Cayenne, spécialement réouvert pour lui. Car si on ne l'expédie pas très loin, il est capable de s'évader avec la complicité de son affidé le Duc de Copécolé.

Sachez enfin, ma chère tante, que lors d'un grand tournoi royal tenu en province ce week-end, Manolo de Vallsus a dû affronter en combat singulier des chevaliers félons décidés à organiser la Fronde, ou, pour employer un langage plus châtié, décidés à foutre le bordel partout, prêts à mourir au combat, ce qui, il faut bien le dire, débarrasserait le Royaume d'une bande d'incapables…

Vous voyez, ma chère tante, tout va bien. Enfin tout est comme il se doit d'être dans un Royaume où chacun attend avec impatience la visite du cousin d'amérique, Paul Emploi, venu des anciennes Contrées Glorieuses,  disposant encore  pour quelques mois de quelques piécettes qu'il laisse négligemment tomber de la table et chacun de se précipiter pour attraper ce qu'il peut, en espérant des jours pire encore. Car il n'est jamais interdit d'espérer….

jeudi 28 août 2014

tous ensemble..... Wé !




Ibrahim Aboubacar, Patricia Adam, Sylviane Alaux, Jean-Pierre Allossery, François André, Nathalie Appéré, Joël Aviragnet, Pierre Aylagas, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Frédéric Barbier, Ericka Bareigts, Claude Bartolone, Marie-Noëlle Battistel, Nicolas Bays, Catherine Beaubatie, Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, Philippe Bies, Erwann Binet, Yves Blein, Jean-Luc Bleunven, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Pascale Boistard, Christophe Borgel, Florent Boudié, Christophe Bouillon, Brigitte Bourguignon, Emeric Bréhier, Jean-Louis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Sabine Buis, Jean-Claude Buisine, Sylviane Bulteau, Vincent Burroni, Alain Calmette, Colette Capdevielle, Christophe Caresche, Marie-Arlette Carlotti, Martine Carrillon-Couvreur, Christophe Castaner, Laurent Cathala, Jean-Yves Caullet, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Marie-Anne Chapdelaine, Guy-Michel Chauveau, Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Valérie Corre, Jacques Cresta, Carlos Da Silva, Seybah Dagoma, Yves Daniel, Pascal Deguilhem, Michèle Delaunay, Guy Delcourt, Sébastien Denaja, Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, Michel Destot, Fanny Dombre-Coste, René Dosiere, Philippe Doucet, Sandrine Doucet, Françoise Dubois, Anne-Lise Dufour-Tonini, Françoise Dumas, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Alain Faure, Martine Faure, Olivier Faure, Matthias Fekl, Hugues Fourage, Jean-Marc Fournel, Valérie Fourneyron, Michèle Fournier-Armand, Michel Francaix, Christian Franqueville, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Geneviève Gaillard, Guillaume Garot, Hélène Geoffroy, Jean Glavany, Yves Goasdoué, Geneviève Gosselin-Fleury, Pascale Got, Marc Goua, Laurent Grandguillaume, Estelle Grelier, Jean Grellier, Elisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, David Habib, Razzy Hammadi, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Marietta Karamanli, Bernadette Laclais, Anne-Christine Lang, Colette Langlade, Jean Launay, Pierre-Yves Le Borgn', Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Anne-Yvonne Le Dain, Jean-Yves Le Déaut, Annie Le Houérou, Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Patrick Lemasle, Catherine Lemorton, Annick Lepetit, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, François Loncle, Gabrielle Louis-Carabin, Victorin Lurel, Jean-Pierre Maggi, Jacqueline Maquet, Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Patrick Mennucci, Philippe Nauche, Nathalie Nieson, Robert Olive, Monique Orphe, Michel Pajon, Luce Pane, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Jean-Claude Perez, Sébastien Pietrasanta, Martine Pinville, Christine Pirès-Beaune, Philippe Plisson, Elisabeth Pochon, Pascal Popelin, Emilienne Poumirol, Christophe Premat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Catherine Quéré, Monique Rabin, Dominique Raimbourg, Marie Recalde, Eduardo Rihan-Cypel, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Boinali Said, Béatrice Santais, Odile Saugues, Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Christophe Sirugue, Julie Sommaruga, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Sylvie Tolmont, Jean-Louis Touraine, Catherine Troallic, Cécile Untermaier, Jean-Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, Clotilde Valter, Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaume, Jean-Jacques Vlody. 

mardi 26 août 2014

Stade 4 .....


La nouvelle est parvenue hier soir par mail :
« lymphome  non hodgkinien - le cancer est de stade 4. »
Comme un coup de poignard.
Un tel diagnostic signifie un pronostic des plus noirs… 

Elle a un an de plus que moi. Nous avons baroudé ensemble pendant près de 15 ans, au service de causes qui nous tenaient tellement à coeur que nous avons traversé toute la gamme des vécus que peuvent partager des « ardents ». On s'est beaucoup aimé, on s'est beaucoup engueulé, on s'est beaucoup réconcilié, mais surtout on a beaucoup oeuvré…
Il est des personnes avec lesquelles vous avez un lien profond qui traverse toutes les épreuves sans que le lien soit rompu. Comme s'il était véritablement indestructible quoiqu'il arrive.
Avec elle, c'était de cet ordre.
Elle « traversait la flaque » (comme on dit par chez elle) une fois par an pour un séjour d'un mois en France. En hiver. Elle s'étonnait que l'on fasse un JT-TV de 30 minutes de long parce qu'il était tombé un centimetre de neige ! 

Ayant changé de poste de responsabilité, on ne se voyait plus, on correspondait par mail, parfois par Skype, pour échanger quelques idées et s'entraider.
Elle a pris sa retraite. Moi aussi.

Au printemps dernier on a renoué un contact plus approfondi. À propos d'un projet de livre auquel elle me demandait de collaborer un peu comme co-auteur. (- Il n'y a qu'avec toi que je peux écrire ce livre ! , qu'elle a dit) J'avais dit oui avec enthousiasme. On devait se reparler au téléphone à la rentrée. Dans quelques jours donc.

Et voilà !
Elle est à l'hôpital. En soins intensifs. Certes, on peut croire au miracle… Mais alors, il faudrait qu'il arrive vite…

J'ai passé une mauvaise nuit.
Tournant des souvenirs dans ma tête.
Et puis, ce sentiment d'injustice. Combien sont-ils ceux que j'ai pu connaître, qui ont véritablement donné leur vie pour une cause, et qui ont fini de manière non paisible. Faut-il donc qu'il en soit ainsi ?
Faut-il que ceux qui « n'ont pas fait grand-chose », menant une vie dilettante aient le privilège de mourir « de leur belle mort » ?…
J'ai oscillé entre la rage et les larmes. 
Ou plutôt non. 
J'ai vécu les deux.