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mercredi 29 novembre 2017

Une écriture utile ??


Depuis de longues années, ce blog a hébergé des centaines de billets, la plupart relatifs à mon expérience d'intériorité et au chemin que cela me fit faire. J'ai aimé laisser venir tout ce qui m'était donné d'écrire sur cette thématique. Parfois je me suis surpris moi-même de ce qui me venait sous la plume. J'ose penser que cela a pu être profitable à certains/es.

 Mais depuis quelques temps, (hormis quelques textes littéraires et autres choses du genre), j'ai le sentiment que je ne puis faire autre chose que me répéter. Comme j'ai pu le constater sur certains blogs « anciens » il arrive un moment où une certaine boucle est bouclée. Il faut alors envisager de passer à autre chose. On finit, je crois, par ennuyer le lecteur. Il faut alors passer son chemin.

Autre chose ? Mais quoi ?
En février, j'avais mis mon blog en pause pour cette raison.
Ce que j'ai pu écrire depuis ne présente à mes yeux qu'un intérêt très relatif au regard de ce qui peut concerner l'expression de ma pensée personnelle.

Je n'ai plus écrit sur l'actualité. Il est vrai que je m'éloigne d'elle, par désintérêt, autant que par choix. Peut-être ai-je peu à peu pris conscience « qu’on me prenait en otage » avec la marche du monde, quand on ne cherchait pas à me culpabiliser (en vain…) en prétendant que moi, vous, et les autres de ma génération, sommes responsables de tous les malheurs de la planète qui, paraît-il, court à sa perte…
En ce qui me concerne, je ne cours pas avec elle.

À se lamenter sur les malheurs du monde, on finit par se lamenter sur soi-même, hurler avec les loups, et s'indigner de ce sur quoi on renonce à s'engager pour que ça change. Alors, on signe des pétitions sur Internet, on enrichit les propriétaires  de change.org, et on a le sentiment du devoir accompli, alors qu'on n’est bêtement que la mouche du coche.
Cela m'effleure trop souvent, et même parfois m'atteint.

Aussi le choix qui s'impose est celui de revenir à mes engagements collectifs auxquels je collabore encore. Il m'arrive d'écrire à l’un ou l'autre de mes compagnons de route pour lui demander où il en est, comment il vit sa part dans l'œuvre commune que nous cherchons à construire. J'agis ainsi parce que je ressens le besoin d'être re-vitalisé. Parfois, sans le vouloir, j'apporte un bénéfice secondaire, parce que l'autre est quelque peu « en panne », et mon mail génère un échange pour remettre le travail en route.

Ceux qui me sont chers, ceux et celles envers qui je m'engage concrètement, les quelques services que je peux encore rendre, mon zeste de compétence encore existant, c'est là que se limite ma petite sphère d'humanité à laquelle je crois profondément. Là, je m'efforce de donner ma mesure, mon temps, et je retrouve l'essentiel de moi pour poursuivre dans la ligne de ma foi dans l’être humain et l'avancée d'une humanité dont je ne cesse de voir les prémices d’un nouvel à-venir. 

Toute pensée personnelle  qui ne se traduit pas en action concrète, est vaine. Seule la pensée-action (ou l'action-pensée) se révèle proactive.
Ainsi en fut-il de celle de mes Maîtres.

Sans doute y a-t-il encore des êtres qui émergent dans l'immensité du bavardage ambiant des rezosocios. Ceux pour qui l'action concrète est la nourriture d'une pensée. À l'image d'un Pierre Rabhi, qui me fait penser à l'un de mes maîtres : Marcel Legault (1900-1990- normalien, agrégé de mathématiques, professeur d'université) qui, après la guerre, devint agriculteur et berger dans la Drôme et que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Sa recherche spirituelle, sa parole totalement novatrice pour l'époque parce que rendant compte d'une expérience personnelle, marquèrent le jeune adulte que j'étais de manière durable. Son livre « l'homme à la recherche de son humanité »(1970) et quelques autres, furent pour moi une nourriture marquante, enclenchant cette sorte de révolution spirituelle qui continue à me remuer au plus profond quand bien même s'avance ma vieillesse.

Il me semble que toute écriture qui ne s'enracine pas dans l'expérienciel analysé est de moindre portée. Finalement, « le penseur en chambre » caractéristique bon nombre de contemporains, m’intéresse de moins en moins…


42 commentaires:

  1. Charlotte29/11/17

    Pour moi ton écriture est toujours utile. Je n'aimerais pas pas du tout que tu m'en prives!

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    1. Mon intention n'est pas de clore ce blog…

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  2. Je ne me sens pas à la hauteur, là... :-(

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    1. ????
      Heureusement que tu es revenue plus tard…

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  3. il faut que je réfléchisse à un commentaire pour ce billet dense
    je répondrai demain

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  4. Très dense, ce billet, c'est vrai.
    Une chose m'interpelle : cette impression (un peu récurrente chez les blogueurs) d'avoir « fait le tour » et de devoir « passer à autre chose » est bien sûr tout à fait recevable, peut-être est-ce sincèrement ce que tu ressens.
    Cependant, je vais te prendre deux exemples qui vont peut-être te surprendre, mais peut-être te faire changer de focale.
    Chaque année, pendant toute ma carrière, j'ai enseigné grosso-modo les mêmes choses à des centaines d'enfants. Je variais les approches, les démarches pédagogiques, les supports, les méthodes, afin de ne pas avoir l'impression de radoter, et surtout pour ne pas m'ennuyer, moi. Mais en réalité, j'aurais pu reprendre les mêmes leçons chaque année à la virgule près, puisque je n'avais jamais les mêmes élèves d'une année sur l'autre.

    Mon deuxième exemple est celui de ces sages un peu mythiques que l'on trouve dans les histoires (vraies ou inventées) ces sages qui dispensent un enseignement à des disciples venus les consulter de très loin. Ces sages ne changent pas leurs préceptes. Ils ne changent même pas la forme de leurs paroles. Simplement, quand les disciples ont l'impression qu'ils se sont suffisamment nourris de l'enseignement du maître, et qu’ils peuvent voler de leurs propres ailes, ce sont eux qui prennent la route.

    Ainsi, il me semble que ton expérience de blogueur, que tu mets depuis des années au service de tes lecteurs, ainsi que cette position de phare éclairant si précieuse à mes yeux et aux yeux de bien d’autres, peuvent encore « servir » à de nombreux pèlerins qui croiseront ta route. Et il me semble aussi que ce n'est pas à toi d'arrêter en craignant d'ennuyer les autres, mais plutôt à ceux qui s'ennuieraient de te lire de passer leur chemin.

    C'est ainsi que je conçois l'écriture, et je me suis depuis pas mal de temps résolue à voir mon blog déserté par certains anciens, ceux qui n'ont plus rien à apprendre de moi. Les choses évoluent sans cesse, ça va, ça vient. Je n'en tire pas ombrage, plutôt une certaine satisfaction qu'ils me soient restés fidèles si longtemps, et qu'ils aient eu le courage de me dire que nos routes se séparaient. Et j'accueille avec joie de nouvelles âmes qui trouveraient quelque nourriture en mes écrits. Mais j’ai encore et toujours besoin d’écrire, de partager et peut-être, modestement de commencer à être une petite lumière pour certains…

    Toi, je ne suis pas encore près de te lâcher, parce que tu me nourris toujours. Ce que tu dis aujourd'hui de la pensée-action fondée sur l'expérience, me parle énormément, même si tu emploies au passage des "gros mots" comme expérientiel ou proactif. (qui me rappellent le jargon de l'eduknatt muahaha ! ) Je te taquine, mais le fond de ton billet m'apporte beaucoup.
    Voilà, cher Alain, comment et pourquoi je souhaiterais que tu continuasses à nous livrer tes réflexions. ;-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Je n'ai jamais écrit autre chose que ce que je ressentais vraiment.

      Un grand merci pour ce long commentaire qui me donne matière à réflexion. D'une part il m'éclaire, d'autre part il me pose problème…car tes propos m'entraînent plus loin qu'il n'y paraît.
      Et comme il me donne matière à réflexion, il me faut attendre que celle-ci murisse en moi sous forme de sensations dont j'accueillerai le contenu.
      Peut-être viendrais-je plus tard répondre plus amplement. Peut-être en ferais-je un billet… à venir…

      Pour mes "gros mots" J'ai toujours tenté d'éviter d'être un jargonneur. Il m'est arrivé de modifier mon texte avant publication pour éviter d'employer un vocabulaire trop de mon univers professionnel. On me dit parfois que je suis difficile à lire. J'ai tendance à prendre cela comme un compliment ! J'évite au moins une pensée simpliste et à l'emporte-pièce, qui finalement n'apporte pas grand-chose.
      Il n'en demeure pas moins que je vise la compréhension par simplicité. Mais il est parfois difficile de ne pas dévier vers le simplisme, si cher aux rézosocios...

      Donc j'explicite mes gros mots, même s'il s'était agi d'une taquinerie :

      expérientiel : Les connaissances que l'on acquiert par expérimentation personnelle dont on a tiré une analyse pour soi et plus large que soi. C'est différent de la connaissance de type intellectuel, véhiculée par transmission d'autrui, par la lecture, l'enseignement ou autre chose.

      proactif : Cela concerne la personne qui ayant conscience de la responsabilité de sa vie, s'engage dans l'accomplissement de celle-ci de manière active et délibérée. ( J'ai ainsi rencontré dans ma vie professionnelle des personnes qui avaient la velléité de changer mais ne se montraient pas proactives pour autant. Les aider à le devenir est parfois un travail fort complexe.)

      voilà chère Célestine, c'est comme à la fin des épisodes de feuilletons : il y a la mention « à suivre »… :-)

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    2. J'attendrai le deuxième épisode patiemment...
      Parce que là je suis un peu sur ma faim, c'est vrai.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. oui je comprends...
      Quoiqu'il en soit c'est un « me pose problème » très positif !
      :-)

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    4. Ce qui m'a arrêté (arrêt réflexif) ce sont tes exemples : l'enseignement — les sages — leurs disciples — et cette expression : « (…) cette position de phare éclairant si précieuse à mes yeux et aux yeux de bien d’autres, (…) »

      Je repensais aussi à cette phrase que m'a dit récemment une cousine que je cotoie depuis l'enfance et qui participe tout comme moi à un atelier d'écriture « en live » que je suis depuis plusieurs années : « Mais tu ne vois pas combien tu marques le groupe ! »

      Et bien non ! Je ne vois pas… plus exactement je vois sans voir, ou sans vouloir voir… J’ai conscience que je ne raconte pas n'importe quoi, dans la mesure où j'exprime ce qui me tient le plus à cœur, ce qui est au fond de moi, et dont j'ai en quelque sorte « appris » à en rendre compte. Mais c'est tout !
      Mais, est-ce que je prends une position de phare ?
      Mes maîtres ont été, sont et demeureront mes phares. Je n'ai jamais cessé d'être en apprentissage. Je me nourris encore de leurs écrits, de mes rencontres effectives avec certains qui sont vivants, et probablement de leur intense humilité dont je suis moi-même bien incapable. Sans compter le Nazaréen que je considère comme le maître absolu.
      Je n'ai rien d'autres à donner que mon expérience et peut-être quelques fruits de celle-ci. C'est loin d'être une pensée construite, ce sont tout juste quelques touches impressionnistes.

      J'ai voulu prendre du recul avant de répondre, histoire de voir si ce que je disais étais le fond de ma pensée. Le fond, oui certainement… En surface me traversent d'autres sentiments. Fierté, orgueil, suffisance et toutes ces tentations de pouvoir…
      J’ai encore intensément à apprendre à recevoir.

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    5. T’es maitres devaient dire la même chose d’eux-memes que ce que tu dis de toi.
      Et ta dernière phrase est plutôt une bonne nouvelle, vu ton âge « avancé » ...😜
      N’empeche Que tu es un maître pour moi, même si mon père disait «  ni dieu ni maître »
      Mais qu’est-ce qu’un maître sinon quelqu’un qui t’amene à réfléchir ?
      En ce sens je l’ai un peu été pour toi ici avec mes questions ...même si je n’ai pas cette prétention...
      Belle journée !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Hello Alain! L'expression "penseur en chambre" m'a fait sourire. Oui, il y a des gens qui pensent dans leur chambre, qui écrivent dans leur salon et qui font des grands blablas pour pas grand-chose. Cela me rappelle un professeur d'éthique que j'avais côtoyé pendant quelques années dans le cadre professionnel. Il animait un cours pour des futurs travailleurs sociaux. Mais il n'avait jamais mis les pieds dans la rue, dans une institution, dans un groupe de parole pour déglingués de la vie, etc. Et il bavassait pendant ces cours. Et quand les étudiants arrivaient avec des situations concrètes, rencontrées dans leurs stages ou vies de tous les jours, il bavassait nettement moins et se retrouvait un peu coincé. Il m'énervait grandement...
    Cela fait quelques temps que je viens te rendre visite. Je ne commente pas toujours mais je lis régulièrement. Tu me fais rire parfois, tu me fais réfléchir, tu me fais aussi sortir des émotions (notamment le texte qui parlait des gens qui avaient traversé ta vie et qui avaient servi de modèle). Comme le dit Célestine, ceux qui ne retirent rien des écrits qu'ils lisent passent leur chemin. Mais je reste persuadée que tu as encore plein de choses à partager, dans cet espace ou ailleurs, à un rythme que tu définis et en toute liberté. Ton expérience de vie est précieuse, vrai de vrai. Chaque fois que je lis tes commentaires ici ou là, je les trouve pertinents, intelligents.
    Alors voilà.

    "L'expérienciel analysé", tu le fais très bien. Parce que tu es un homme de coeur et d'action. Maintenant je repars sur la pointe des pieds et te souhaite une belle journée.
    Bises alpines.

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    1. Il est vrai qu'il y a des personnes qui illustrent parfaitement le dicton : « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Tu évoques ces personnes qui justement n'ont pas cet aspect « expérientiel » au sens où j'en donne ma définition en répondant à Célestine. leurs propos sont alors de peu de portée est de peu d'efficacité.

      L'expérience de vie est précieuse lorsque quelqu'un peut en rendre compte au-delà du simple factuel (ce que l'on pourrait qualifier de « raconter sa vie »), et avoir cette capacité de rejoindre les gens dans leur propre expérience intérieure, certes, totalement unique, mais ayant forcément des points de ressemblance permettant d'en retirer un certain profit pour soi.
      c'est ce que j'appelle effectivement « l'expérience analysée ». c'est peut-être cette faculté que j'ai appris de mes Maîtres.

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  6. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    1. J'avais bien aimé lire votre commentaire…
      Il n'est plus là… et il demeure en moi…

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    2. Je l'avais écrit très spontanément, mais en le relisant au milieu des autres, il m'a semblé incongru et un peu "décalé". Alors je l'ai supprimé ...

      Cela me fait quand même bien plaisir que vous l'ayez aimé :) Merci de l'avoir dit !

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    3. Chacun s'exprime à sa manière, selon son originalité. Et justement j'avais beaucoup aimé ce « écrit très spontanément ».

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  7. "Toute pensée personnelle qui ne se traduit pas en action concrète est vaine". Tu as tout dit. Baratin, gesticulation, coups de menton, concours de muscles, vulgarité, inculture, cacophonie, confusion mentale, conditionnement, asservissement, consommation morbide, conscience négligée, pornographie de masse, etc. brouillent la réflexion personnelle - si toutefois nous en possédons une. L'avidité nous fait marcher à reculons alors que nous mettons le paquet sur les prodiges technologiques de l'homme augmenté. Nous avons les ambitions et les outils de Prométhée mais notre conscience dépasse à peine celle d'une moule. Et Dieu sait si j'aime les moules. La conscience et l'âme : deux maîtres mots pour créer une réalité qui ne soit pas totalement décevante. Créer à notre échelle, concrètement, honnêtement, sincèrement et surtout selon notre conscience, en faisant fi des modes et des jugements. C'est aussi une façon de rendre grâces, de remercier d'être un vivant sur terre.

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    1. Quel inventaire ! Et pourtant, hélas, il est exact…
      l'accaparement des esprits, de la conscience et de l'âme, par une extériorité galopante et même effrénée, fait parfois ma désolation…
      Merci beaucoup pour ce commentaire, dont j'apprécie particulièrement la fin. ( Le reste aussi bien entendu. Mais l'accent tonique est pour moi dans les dernières phrases…)

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  8. un commentaire de manoudanslaforet qui n'arrive pas à accéder ici :

    "Je ne me sens pas à la hauteur (comme La baladine!) pour laisser un com intelligent comme ceux qui précèdent mais je voulais juste dire que j'apprécie la lecture de ton blog..alors continue...pour moi..."

    manoudanslaforet

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    1. Sincèrement, je me demande bien ce que serait « être à la hauteur » De qui ? De quoi ?

      en tout cas, et comme je l'ai dit plus haut, il n'a jamais été dans mes intentions d'arrêter de bloguer.
      Alors je continuerai… pour toi… et toutes celles et ceux qui aiment à côtoyer ce lieu...

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  9. Je reviens après avoir pris le temps de la réflexion, lu tous les commentaires, et décidé de faire l'impasse sur les "gros mots" (merci Célestine) très techniques.

    Tu l'auras compris je pense, je fonctionne au ressenti. Et ce qui ressort pour moi de ce billet, c'est cette question: que dire, et comment?

    Alors je ne sais pas y répondre. Je ne crois même pas qu'il puisse y avoir une réponse définitive, mais peut-être des tas de petites réponses successives qui, quand on les ajoute les unes aux autres, finissent par tisser un fil continu...

    Je sais juste que j'écris avec des mots qui sont en fait des émotions, venu du vrai du fond de moi. Je me suis décidée à les envoyer aux quatre vents du web, comme autant de petits avions de papier, ou de bouteilles à la mer, pour voir si ça pouvait faire écho, et peut-être, recevoir aussi des avions, des bouteilles, des messages.
    Les blogs, c'est un peu échanger ce que tu sais contre ce que j'ignore, ce que tu ne sais pas contre ce que j'ai envie de te raconter. Brasser nos vies, nos idées, nos émotions.
    Tu fais partie de mes émotions, et c'est important, les émotions.
    Tout ça pour dire que tant que j'aurai du désir, le désir de tenter de mettre ce que j'ai de plus précieux dans mes mots et de souhaiter qu'ils s'envolent à la rencontre de quelques êtres, je continuerai. Mais ne plus avoir ce désir là et continuer quand même, ce serait comme tricher. Ça, c'est une chose que je comprends bien.

    Moi, je te vois comme un de ces vieux gréements dont chaque pièce a été taillée dans un bois choisi spécialement, beau, robuste et fiable, et c'est pour ça qu'ils sont pleins de tendresse... Et c'est pour ça qu'ils ont quelque chose d'essentiel. Avec eux on s'embarque, sans crainte, sans bouclier; et on avance.


    J'espère sincèrement que cette émotion que je ressens à t'écrire ça n'est pas pleine d'un silence qui se prépare, le silence de demain.

    Je t'embrasse.


















    s.

    Tu soulèves, je crois, une question que je me pose souvent, pour ne pas dire toujours: que dire, et comment

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    1. Oups... J'ai laissé une phrase tout en bas du premier jet...

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    2. Figure-toi que moi aussi je fonctionne au ressenti. C'est pour cela que lorsque je commence un billet je n'ai qu'un ressenti global que je décrypte par l'écriture. Comme par exemple ici : est-ce que c'est utile ce que j'écris ?… Et puis je m'embarque… et je publie… comme un morceau de ma recherche, de ma réflexion, des désirs et aspirations qui sont les miennes… et puis on verra bien…

      Alors cela me va bien lorsque tu parles de petites réponses successives qui finissent par tisser quelque chose.

      Ce que tu exprimes très bien et comparable à la manière dont je ressens les choses.
      Finalement est-ce que l'on peut véritablement s'intéresser à l'autre s'il n'y a pas des vibrations en nous à qui il est et ce qu'il exprime. Quelque chose qui nous fait forcément « bouger».

      (…) Mais ne plus avoir ce désir là et continuer quand même, ce serait comme tricher.
      voilà, c'est exactement ça. Je n'ai pas envie de publier des propos qui ne correspondraient pas à mes propres vibrations et se montreraient incapables de rejoindre autrui. (Tout au moins ceux qui viennent avec une certaine régularité). J'aurais l'impression de trahir quelque chose de moi. Ce serait comme écrire pour plaire ou quelque chose de ce genre. Je ne parle pas évidemment de textes littéraires ou de petites choses dont j'espère que cela amusera les lectrices et lecteurs… ça c'est un autre ordre… et là évidemment j'espère que cela plaira…

      J’ai bien aimé ton image des vieux gréements !
      Quant à ta dernière phrase, je n'ai nulle intention d'entrer dans le silence. Plusieurs pensent que je vais cesser ce blog. Si c'était cela je l'aurais dit clairement. Je me pose des questions à son propos (attitude récurrente des vieux blogueurs !…) Ce n'est pas la même chose…
      moi aussi je t’embrasse, et avec beaucoup d'affection. Parce que tu m’es précieuse…

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  10. Si tu penses que tes écrits sont inutiles, dis-toi que pour les autres ils ne le sont pas ... Et aussi, essaie peut-être ceci : Tu imagines que les écrits des autres sont inutiles aussi, et ensuite tu essaies de trouver pourquoi ils le sont ... Tu peux également inciter "les autres" à t'expliquer pourquoi ils jugent tes écrits "inutiles" (ou pas).
    Sinon, c'est vrai, pourquoi continuer à écrire, que ce soit dans un blog ou non, même si c'est pour être lu que nous écrivons.

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    1. Je comprends bien ce que tu exprimes. Cependant ce n'est pas exactement sous cet angle que je me suis situé. Je ne crois pas que mes écrits soient inutiles. Beaucoup de personnes ont exprimé, soit publiquement ici, soit par des messages privés, que des billets pouvaient véritablement leur apporter quelque chose. Tant mieux !
      La question était plutôt en quoi est-ce encore utile ? Avec ce sentiment de plus ou moins me répéter. Mais j'ai bien conscience que il y a des nouveaux lecteurs qui ignorent ce que j'ai pu écrire il y a 10 ou 12 ans…
      encore que, j'ai rassemblé un certain essentiel dans mon livre disponible chez mon éditeur « 120 pensées plongeantes »
      bien sûr que l'on écrit pour être lu, tout au moins si on rend public ce que l'on écrit. Évidemment, si plus personne ne passait par ici et si mes statistiques tombaient à zéro… je n'aurais plus qu'à fermer boutique !
      quant à ce qui estiment inutile ce que j'écris… j'espère pour eux qu'ils ne viennent plu, sinon ce serait du masochisme ! ;-)

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  11. je me souviens...
    en aout 2004, j'atterris par hasard sur ton blog de l'époque. J'y ai reconnu un "frère" en humanité, en sensibilité. J'ai remonté systématiquement toutes les archives de ce blog, souvent émue par tes écrits: tu te "donnais" dans tes écrits. Et c'était bon, et c'était fort, je repartais de chez toi, un peu meilleure et certainement nourrie
    Ton blog m'a donné envie d'ouvrir le mien (sur canalblog au début, fin 2004). Tu m'y as encouragée.
    Les lecteurs et les lectrices sont venus, de plus en plus nombreux. Celui/celle qui écrit est heureux que ses mots fassent écho.
    mais au bout d'un moment, comme toi, on a l'impression qu'on tourne un peu en rond. Et puis certains sujets on se défend d'en parler: enfants entre autres. Ce qu'ils vivent ne m'appartient pas
    Nous en avons souvent parlé de nos écrits de blog, avec cette impression qu'à la fin ils nous apparaissent inutiles (c'est d'ailleurs comme ça que mon blog au début s'intitulait: petites paroles inutiles
    Non! tes billets (sauf exceptions) ne sont jamais inutiles/ Comme ce que tu écris sur le blog "Le Voyageur", ils forcent bien souvent à réflexion, et c'est bon cette réflexion-là: elle agrandit l'âme!
    Tu nous donnes ainsi une tranche d'humanité qui fait du bien à lire... Oh! bien sûr, tes mots sont parfois difficiles d'accès: ils faut y revenir et parfois y revenir encore (c'est surtout vrai pour Le Voyageur, c'est vrai!)
    Inutiles donc non! ton écriture n'est pas inutile
    Mais la question se pose à toi: faut-il continuer ou pas? Il n'y a que toi qui peut répondre. Et comme tu le fais si souvent, comme tu m'as appris à le faire, la réponse se trouve au fond de toi...
    Moi j'espère que ce blog continuera... mais voilà c'est comme tu le décidera...
    Je t'embrasse avec toute ma tendresse fidèle depuis 13 ans

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    1. Tu te doutes bien que moi aussi je me souviens très bien de tout ce parcours dans l'aventure des blogs que nous avons effectués. « Un frère en humanité » oui, l'expression me convient bien. Et je te remercie de la manière si sensible avec laquelle tu évoques cette tranche d'histoire. Je crois bien d'ailleurs que je suis pour quelque chose dans la suppression du mot « inutiles » dans le titre de ton blog...
      Nous nous sommes très certainement enrichis l'un l'autre à force de se côtoyer et de partager ce qui nous tenait le plus à cœur.
      Concernant mes mots « parfois difficile d'accès », cela me fait penser aux écrits de certains de mes Maîtres où je rencontrais la même difficulté. J'avais le sentiment qu'ils évoquaient des réalités auxquelles je ne parvenais pas à accéder. C'est là toute une difficulté des relations, surtout si on a l'attirance d'aller dans une direction alors qu'elle apparaît encore comme nimbé d'un certain brouillard.
      Il me semble, d'après mon expérience, qu'il ne faut pas forcément chercher à comprendre et poursuivre sa propre route, avec ses propres mots, car si l'autre s'est exprimé justement à partir d'un « expérientiel » ont fini par voir en soi le brouillard se lever et un soleil encore inconnu se mettre à briller. Et un jour on dit : « ah ! C'est cela qu'il voulait dire ! »
      Enfin, et tant pis si je me répète, j'ai bien l'intention de continuer ce blog.

      Un intense merci pour ta fidélité depuis 13 ans et ta tendresse que je connais.

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  12. oups les fautes: toi qui peuX répondre.... comme tu le décideraS

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  13. Comme je comprends ton texte. Moi même je ressens la même chose: l'impression parfois de tourner en rond. Et j'aime cette phrase"Toute pensée personnelle  qui ne se traduit pas en action concrète, est vaine. Seule la pensée-action (ou l'action-pensée) se révèle proactive". Car là se situe l'essentiel. Les beaux discours doivent être suivis d'actes....Sinon quel intérêt ?
    Comme toi, je trouve que le sens de ma vie se situe dans mes engagements collectifs. J'ai la chance d'enseigner le yoga et pour moi, c'est un réel bonheur que d'accompagner avec mes modestes moyens tous les pratiquants. J'espère quand même tu resteras sur la blogosphère car tes écrits sont toujours intéressants.

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    1. C'est toujours une sorte de réjouissance de se sentir compris dans ce que l'on écrit…
      tu dis : « les beaux discours doivent être suivis d'actes ». J'ajouterai que toute leur crédibilité se trouve encore plus grande lorsqu'ils sont aussi précédés d'actes qui crédibilisent le discours.
      J'aime beaucoup savoir que tu enseignes le yoga. Tu l'évoques parfois sur ton blog. Je dois te dire que j'aimerais que tu parles plus souvent de ta pratique et de ce que tu y vis. Cela me serait certainement « utile » :-)
      oui, je resterai dans la blogosphère…

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    2. Une bonne nouvelle !

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  14. Mais a-t-on besoin d'utilité dans l'écriture ?
    La futilité, la prise de conscience, la légèreté, le sourire ou la gravité... peu importe ce que tu apportes à tes lecteurs...
    Continue à écrire, moi, ça me manquerait que le blogomonde compte "allez, un de moins !"

    Mais bon, tu fais comme tu veux, hein ?

    Bon, à bientôt de te lire, alors, on dit ça !! ;-)

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  15. Utilité dans l'écriture ?
    Pour ma part je réponds assez clairement : oui !

    Tu me rappelles un collègue que je rencontrais dans mes séjours à Paris et qui, à chaque fois qu'il entendait une ambulance et son «TA - TI - TA » scandait au rythme de la sirène : « un de moins — un de moins… »
    ben pour ce qui me concerne ce ne sera pas pour tout de suite…
    ;-)

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  16. Ca peut parfois être juste utile pour nous... Non? Moi j'ai relu un texte (une courte nouvelle) de 2007 je pense, et des choses ont surgi dans ma vie depuis qui font que mon personnage ne ferait plus jamais ce qu'il fait dans la nouvelle :) C'est aussi un baromètre pour moi finalement. Ce qui ne veut pas dire que je me fiche du lecteur, mais rien ne dit que ça ne le touche pas pour autant....

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    1. C'est très intéressant ce que tu dis à propos de cette courte nouvelle. Signe, bien sûr, que nous sommes en constante évolution.
      De mon côté, c'est en parcourant mon autre blog que je réalise mes propres changements de perspective.

      Tu as beaucoup de considération pour tes lecteurs. S'il fallait considérer que l'on se fiche de ses lecteurs parce qu'on évolue, ce serait bien dommage pour tous !
      Merci pour ce commentaire sur l'utilité personnelle… c'est déjà ça ! :-)

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  17. Je me suis posé la même question sur la nécessité de l'écriture dite "utile", celle pour soi-même, d'abord, quand on a sans doute envie d'exprimer ou de partager tant de choses qui nous sont chères ou importantes, exprimer d'abord, partager ensuite. Et le lecteur prend ou ne prend pas. Mais c'est déjà différent quand ces lecteurs, on les connaît un peu, soit virtuellement, soit réellement, soit un peu des deux. Il reste qu'il y a des choses dont je n'aime pas parler et auxquelles je fais simplement parfois allusion... Mais cela convient-il aux blogues?

    Mais si je devais citer un "maître" - mais je n'aime pas ce terme... Ou des maîtres, il y en eut tellement et dans des domaines si différents, des enseignants, des écrivains et des artistes... Sans compter ce que les parents transmirent. Et puis les égaux avec qui on aime partager les petits et les grands moments de l'existence... C'est-à-dire l'autre versant de la famille, les enfants, et les amis.

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    1. Pour ma part j'ai une sorte d'intuition latente, qui joue sans effort, concernant ce que je sens avoir à publier et ce qui ne doit pas l'être... plus d'une fois j'ai écrit un billet en vue de publication, puis je l'ai gardé par devers moi.
      quant aux maîtres… nous en avons eu beaucoup au sens de modèles, d'enseignants, etc.
      Mais ceux que j'appelle « mes maitres en existence » c'est un peu quelque chose d'assez différent… il s'agit généralement de gens très peu ou pas connus du tout. Des personnes qui ont cet extraordinaire de l'ordinaire.
      C'est moi qui leur donne l'appellation de maîtres. Pas eux.

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  18. Merci, Alainx de ton passage chez moi. Nous sommes étonnamment proches, à la fois par cette constatation qu'il arrive un moment où on se demande pourquoi écrire encore sur un blog, alors qu'on a satisfait à tous les styles qui s'y trouvent illustrés : réflexions sur le monde, partages sur des lieux visités ou des œuvres aimées, publication de ses propres créations (notamment poétiques) ; et par ce désir de n'y relater que des faits d'expérience. C'est pourquoi je répugne à faire de mon blog un lieu d'enseignement et me contente d'y exprimer ce qui sur le moment me porte en avant, me frappe et me fait réfléchir. Cependant il semble que tu sois plus en phase avec le ressenti commun et donc mieux compris. J'ai remarqué que notre structure psychique, comme notre corps physique, influe sur la manière dont nous sommes perçus par les autres et il est évident par exemple que certains maîtres ont plus de facilité à enseigner et à être écoutés ou compris que d'autres, ayant atteint cependant la même réalisation - de même que certains enseignants sont plus "pédagogues" que d'autres.
    C'est qu'il y a une manière de se mettre à la portée de celui qui n'a pas parcouru le même chemin. Ce que j'exprimais dans mon dernier article demande à être médité, mais ne peut être compris que par celui qui connaît la nature du monde - nature lumineusement démontrée par Rupert Spira dans le livre "Présence" que je viens de terminer. Si on ne suit pas le même chemin on ne peut pas comprendre. Et contrairement à ce que tu penses, cela n'empêche pas de s'enthousiasmer et d'être pleinement vivant ! Il n'y a qu'à écouter Rupert Spira pour s'en persuader. De même, si l'on prend la peine de lire un peu plus avant le livre que je citais (l'Ashtavakra Gita traduite par Jacques Vigne), on découvre un développement qui précise que ce qui est proscrit est "l'avidité": l'attachement aux choses matérielles. Mais le "désir" dont tu parles est presque une définition de la vie ! Rien à voir.
    De toutes façons le but est aussi de débattre !
    Bien cordialement, bonne soirée.

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    1. Les chemins sont multiples pour accéder à… à quoi d'ailleurs ?… Disons une certaine plénitude intérieure qui n'est pas une possession personnelle, mais une sorte de don reçu et qui pour s'accomplir pleinement demande à être « redonné » dans un processus d'engagement concret au sein de l'humanité.

      Certains chemins s'ouvrent en nous par attraction. Des circonstances, peu importe lesquelles, font que nous sommes mis en présence d'un possible chemin. Un peu comme on s'approcherait d'un aimant. Selon qui on est, soit le pôle attractif va jouer, soit le pôle éloignement (ou même répulsif) nous fera partir ailleurs. Le bon chemin est celui… qui nous convient… s'il nous comble (pour autant que l'on puisse être comblé) nous n'avons pas de raison de chercher ailleurs. Ce qui ne veut pas dire que l'on se ferme à ce que d'autres vivent.
      L'approche bouddhiste qui est la tienne ne correspond pas au chemin que j'ai choisi. Je ne suis pas totalement ignare à ce propos, une personne dont j'aime la proximité est bouddhiste. Je vois les fruits positifs que cela lui procure. C'est sans doute l'essentiel. Mais je n'ai nulle envie de m'engager dans cette direction.
      Le nirvana que tu évoques avec tes mots dans ta réponse chez toi au commentaire que j'ai laissé, cela ne correspond pas à ma quête personnelle. C'est au fond aussi simple que cela.... tout comme, et pour rester dans un connu de beaucoup qu'est la religion catholique, je n'ai absolument pas la quête d'une « vie éternelle dans un paradis » comme c'est parait-il la promesse de cette religion.
      Je pense qu'à mon âge avancé (!) mes choix fondamentaux et la structure de ma personnalité m'apparaissent comme des fondations et des fécondités qui me caractérisent. En tant que vieux soixantehuitard , j'ai à cette époque-là cherché dans de multiples directions. Puis je fus confronté à cette aimantation dont je parle plus haut. je pense qu'il arrive un moment où l'on choisit par adhésion qui correspond à une attirance par le fond. On a le choix de dire oui ou non.

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  19. Aie. J'imagine que je fais un poil partie des oiseaux de mauvais augure avec mes posts récents et mon désespoir latent. Bon. Je confesse que j'ai parfois de gros passages à vide et que je devrai (vraiment?) m'abstenir de publier des textes qui font état de mon état. Je ne signe plus de pétition tant j'ai la sensation que l'on se fout de ma gueule. Parce qu'honnêtement ça ne sert strictement à rien. Parfois j'aimerai assez être le "ravi de la crèche", et ne pas souffrir de ce que je lis ou entends, j'aimerai retrouver une forme d'innocence tant ma capacité à la joie s'étiole du fait de trop d'angoisses reçues en pleine poire. Je me détache de tout cela mais je fais les choses lentement...si je t'ai froissé de quelques façons je m'en excuse, ce n'est jamais volontaire chez moi.

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    1. Oiseau de mauvais augure ? Je ne t'ai jamais perçu comme ça.... Que tu aies des passages à vide, je cherche encore celle/celui qui n'en a jamais eu, à commencer par moi. Et encore tout récemment…
      Le désespoir, c'est un peu comme au temps révolu de la photo argentique où il y avait un positif qui montrait la réalité, et un négatif, cette pellicule de la réalité inversée. je veux dire que le désespoir et la manifestation de nos espoirs inaccomplis. Et je pense que nous avons la possibilité d'aller chercher « le papier photo » qui permet de faire réapparaître le positif de la photographie. Généralement ce papier photo, un ou plusieurs autres le détiennent. C'est vers eux qu'il faut se tourner.
      Je ne parle pas « en l'air ». Je fais référence à mon expérience de manière métaphorique.
      Et surtout ne censure pas tes textes. C'est ta force cette capacité de rendre compte de manière si intense et poétique d'états intérieurs dans lesquels chacun peut être rejoint et se sentir concerné. Oui, c'est la force de ta créativité.

      Quant à ta dernière phrase a aucun moment tu ne m'as froissé. Aucun. J'entrevois juste vaguement ce qui a pu te faire penser cela. Je t'en dirai plus « en privé ».

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