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vendredi 10 novembre 2017

Y a-t-il encore une vérité ?


C'est le titre de couverture de Philosophie magazine du mois d'octobre dernier. Je n'ai pas encore lu le dossier correspondant, je me trouve donc quelque peu « vierge » face à la question.

—Le mot « encore » m’arrête en premier. Il présuppose qu'il n'y a plus guère de vérité, et certainement pas une. Si l'objet vérité venait à disparaître, je considérerai que c'est une catastrophe.
— Puis le mot « une ». Une dernière parmi d'autres ? Une ultime survivante ? Toutes les autres ayant explosées en vol ? Heureusement sans doute il n'est pas écrit LA vérité. Celle qui s'imposerait par évidence, conviction, par la force, par obligation, ou tout autre chose du genre.

Souvent je rencontre cette expression : « à chacun sa vérité », ce qui au mieux constitue une forme du relativisme total. Tout ce vaut… et globalement rien n'est vrai… 
À moins qu'il soit proféré : je vais te dire tes quatre vérités ». Pourquoi quatre d'ailleurs ? Ceux qui signifient je vais te dire MES quatre vérités, c'est-à-dire celles qui s'imposent à toi de par ma volonté. On passe du relativisme à la domination.

C'est bien connu, les religions détiennent LA Vérité, et même : la Vérité des vérités. Elles peuvent être par exemple inscrites dans des « tables de la loi ». 
Quant aux mathématiciens, ils ont déterminé des « tables de vérité » qui paraît-il sont d'une implacable logique.
Du côté des « vérités scientifiques », celles-ci ont tellement variées et contredites entre elles au cours des siècles, que je ferais bien une parodie de Brassens : « mourir pour des vérités scientifiques d'accord, mais de mort lente ; d'accord,  mais de mort lente ! » 

« Qu'est-ce que la vérité ? », demanda Ponce Pilate, spécialiste du lavage des mains, à Jésus. Puis il sortit côté jardin.

*

. Et moi, comment je me situe ?
J'observerai cette question sous deux angles : 

— À titre personnel
Il me semble que j’ai toujours eu soif de vérité, dès ma petite enfance, au cœur d'un milieu où se véhiculaient un certain nombre de mensonges.
Au fond de moi-même demeure en permanence une quête de vérité, à commencer sur moi-même.
La vérité que je cherche est une sorte d'accord intérieur, de cohérence de mon existence, avec moi-même, mon environnement, mon entourage, et quelque chose qui « me dépasse », me transcende. Une sorte de vérité supérieure à moi, vécue comme « bonne pour moi », que je perçois sans pour autant en connaître les contours exacts. Elle est ressentie au fond de moi-même quand je me montre honnête avec ma personne, pour autant que je le peux. Cela pourrait se résumer ainsi : parler vrai, agir vrai.
Le critère de référence n'est pas équationnel, explicatif par A+B, il est essentiellement de l'ordre d'un ressenti des certitudes permettant de conduire ma vie dans l'axe de la vérité, dont je ne suis qu'une parcelle d’un ensemble plus vaste que moi-même. Puis-je parler de direction commune ? Je ne sais. En tout cas d'autres personnes rencontrées coïncident avec cet axe par choix. C'est en quelque sorte la possibilité de faire « communauté » par reliance intérieure guidée par un souci de vérité.

– Au titre de mon expérience professionnelle

Au fil des années de ma pratique, j'ai vu progressivement apparaître le relativisme dans ses aspects négatifs, voire néfastes. Rien n’est vraiment vrai, rien n’est vraiment faux. Je recevais des personnes, qui étaient censés avoir atteint une certaine maturité personnelle, engagées dans la société (médecins, enseignants, dirigeants de sociétés…), qui avaient reçu une éducation très permissive, sauf l’obligation de «  bien travailler à l’école et réussir dans les études ». Mais sans balises sur le reste, notamment quant à la personnalité et à la conscience. Tout était possible, tout était ouvert, tout se valait, l'expérience tout azimut et dans tous les domaines constituait le nouveau paradigme. Au milieu de cette multiplicité d'expériences en tourbillons, ils étaient proprement « paumés », et comme sans repères intérieurs, comme un navire en errance, parti sans cartes, sans boussole, sans port à atteindre, sans phare éclairant leur vie personnelle. Dès lors qu'il convenait de « décider par soi-même » (c'est-à-dire ne pas suivre la pente des autres, et de mener sa propre réflexion psychologique, voire existentielle), ces personnes se perdaient et laissaient place à l’angoisse du non-vivre-soi. 
Comment être vrai et vivre en accord avec soi lorsque préside la primauté d’une structuration mentale forte de surmoi ? Comme aurait pu dire Montaigne, ils avaient une tête bien pleine mais guère bien faite. Cela aboutissait souvent à la question : —  « dites-moi ce que je dois faire ! » Avec dans la voix ou l'attitude un véritable désarroi palpable, face à des décisions de choix personnels à prendre qui ne correspondait pas au cursus balisé par autrui. ( se marier, avoir des enfants, gérer une perte d’emploi, se situer dans des conflits interpersonnels, etc.) Bref gouverner sa vie.
Ce n'est pas d'évidence première car, comme dit Lacan :  « la vérité [sur soi] exige qu'on se dérange »

Au début, je tentais d'orienter vers ce que je peux résumer dans la formule « les réponses sont au fond de vous-même », mais je m'aperçus que c'était vain dans la mesure où ce fond de soi n'était  pas perceptible, enfoui qu'il était dans les brumes de l'inconscient et l’absence de ressentis profonds. Comment faire percevoir que pour bien faire, il faut d'abord passer par Bien-Être…
Je me retrouvais face à une faille invisible qu'il faudrait combler avec de la patience et du temps.

— Je sais faire beaucoup de choses pour soigner le corps de mes patients, me dit en substance une femme médecin, célibataire, approchant la quarantaine, j'ignore tout de ce que je dois faire pour diriger ma propre vie personnelle comme je le voudrais, ne plus être dévorée par le métier, rencontrer l'homme de ma vie…. 
J’ai opté pour ce qu'il est convenu d'appeler « la directivité aidante » pour avancer pas à pas vers la conscience d'un « qui je suis » et d'un « comment être » avant de pouvoir aborder un « comment faire » à partir de qui je suis.


Bien entendu, les personnes qui venaient vers moi étaient en difficulté plus ou moins grande. Je ne fais donc pas de généralité. Il n'empêche, les personnes déstructurées psychologiquement par manque de repères personnels fiables, semblent plus nombreuses qu'auparavant.

*

Partir à la recherche de la vérité sur soi-même et un long chemin.
Mon chemin de vérité est sous forme de la perception, forte ou ténue, du sentiment d'être dans mon axe de vérité. Il est alors une sorte d'apaisement intérieur. Un : « oui, c'est ça ! ». À l'inverse toute déviance ou chemin de traverse par rapport à cet axe, je le ressens comme un travestissement, une dissimulation et parfois un mensonge face à moi-même.

J'aime la vérité, et les êtres de vérité. Ne pas trop se raconter d'histoires, « se la jouer », déformer ou s'accommoder de demie-vérité sur soi-même. C'est d'abord un sentiment de malaise intérieur, envers moi en premier, envers autrui ensuite, dès lors que je ne me suis pas montré vrai dans la relation.
J’ai toujours toutes sortes de mauvaises-bonnes-raisons pour biaiser avec elle.

*

Quant au concept de vérité absolue ou universelle, c'est une forme de représentation mentale, dont j'ai tendance à penser qu'elle est nécessaire.
Mais c'est probablement aussi une sorte d'aspiration profonde de l'être humain.
En observant les enfants, en pensant à celui que je fus, à cet aspect de moi qui demeure, je fais le constat que l'enfant « à qui on ne raconte pas des choses fausses », et qui vit dans un environnement où la vérité tient une place, se structure beaucoup plus aisément.
Combien de parents se mettent en colère face à l'enfant qui ment !
 C’est sans doute que le parent est lui-même quelque part avide de la part de vérité qui lui manque.

*

« La vérité est rarement pure et jamais simple. » Oscar Wilde


28 commentaires:

  1. Charlotte10/11/17

    "Passionnant" est le mot qui me vient à l'esprit après la lecture de ton texte que je relirai demain et commenterai plus longuement... bien que il n'y ai rien à ajouter: je suis d'accord avec tout ce que tu écris. Et je vais aller m'acheter le Figaro magazine dont je crains cependant qu'il ne soit plus en librairie vu que nous sommes en novembre.

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    1. Le Figaro-Magazine ? moi je parle de Philosophie Magazine... ( le Figaro étant un journal que, par éthique personnelle, je ne peux absolument pas lire…).
      Et c'est avec grand intérêt que je lirai ton commentaire à venir, tout aussi passionnant je le suppose.

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    2. Charlotte11/11/17

      je sais que c'est philosophie magazine et non Figaro magazine ( que moi non plus je ne lis jamais) C'est quoi ce lapsus dont tout à coup j'ai pris conscience hier soir dans mon lit tandis que j'allais m'endormir !

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  2. Je suis assez d'accord avec la phrase de Wilde, qui résume bien le caractère complexe de cette notion métaphysique...
    La vérité...une vérité, des vérités...Oh non, ce n'est pas simple !
    Je ne pense pas qu'il y ait Une vérité unique et universelle.
    Mon côté spinoziste sans doute...j'ai déjà du mal à croire qu'il n'existe qu'une réalité, alors une seule vérité...c'est impensable.
    Il est certain que les Gaulois, s'ils en croyaient leurs sens et leurs émotions, n'avaient pas de mal à se convaincre que le ciel pouvait leur tomber sur la tête.
    Une souffrance peut être vraie alors que l'objet de cette souffrance n'existe pas. C'est le propre des pensées...on se torture si bien avec des projections mentales qu'elles nous semblent vraies.
    Alors la vérité, est-ce ce que je vois ? Ce que je sens ? ce que je suppose ? ce que je crois ? ce que je sais ?

    Je suis d'accord avec toi sur le fait que chacun trouve (ou devrait trouver) sa vérité au fond de lui, dans son être profond. Guidé simplement par des phares, des relais de lumière.
    J'ai lu une phrase accrochée sur un frigo chez des amis. Elle disait:
    «Tu me montres la direction, et je trouve ma route »
    J'ai trouvé cette phrase très...vraie.

    Je ne suis pas satisfaite de mon com, j'ai trop d'idées qui se bousculent...
    Mais bon, c'est un sacré sujet que tu nous offres là...
    Bisous cher Alain
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Merci pour ce long commentaire.
      La phrase du frigo, Je m'y suis arrêtée au regard de mon expérience. Il me semble qu'il faut quand même que la direction montrée rejoigne ce que je pressens comme « vrai ». C'est à partir du moment où je rencontre celui qui indique la bonne direction possible pour moi, que je peux me le choisir comme maître. Il est alors le mérite de sortir de l'ombre des possibles (ou Un possible) que je ne voyais pas, trop aveuglé par une extériorité qui ne me correspond pas. Je fais ce choix avec une option de bonheur possible. Quant à la route… Il sera assez temps de découvrir qu'elle est encombrée d'embûches… les surmonter sera le signe du chemin de ma vérité.

      Une spinoziste a toujours trop d'idées qui se bousculent…
      la philosophie n'aide pas à l'apaisement du mental. Elle alimente le brassage d'idées. C'est intéressant…
      Mais est-ce que cela rend plus heureux !
      Faire taire le mental permet à l'être de s'exprimer.
      et il se met alors à poser « les bonnes questions », c'est-à-dire celles qui sont susceptibles de nous faire avancer dans la direction que vise la note du frigo…
      ;-)
      bises très affectueuses, chère Céleste.

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  3. Ceux qui "détiennent LA vérité" sont bien à plaindre.

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    1. Ceux qui détienne LE mensonge ... le sont tout autant...
      ^^

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  4. Très bonne phrase d'Oscar Wilde qui dit tout en peu de mots. Je tends personnellement vers UNE vérité - plusieurs contredirait sa définition même.UNE vérité à pris(m)es multiples...

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    1. Ça me plait bien les pris(m)es multiples....

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  5. à voir... ça peut aider à la réflexion
    https://www.youtube.com/watch?v=VD4ne7VuFVs

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    1. ... ou faire perdre 4 minutes 26..... Moi j'ai décroché après 1 mn 30 ...

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  6. Sujet infiniment complexe dont il est bien difficile de faire le tour... Il me semble pourtant que tu en résumes assez bien les aspects, tant au niveau personnel que sociétal.
    J'ai, comme beaucoup d'entre nous, constaté les ravages du mensonge dans les familles.
    Je ne sais pas. Je crois que la vérité marche de pair avec la confiance, et que les deux découlent d'une aptitude (et sans doute une volonté) à rester fidèle à soi-même...

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    1. L'interaction vérité et confiance : cela me plaît bien comme dynamique.
      Je n'avais pas envisagé encore les choses sous cet angle. Cela me donne matière à réflexion.
      Je t'en remercie.
      Ces deux choses sont d'ailleurs parmi les composantes de l'aspiration à rester fidèle à soi-même. Enfin, je le ressens ainsi.
      Et comme tu dis tout cela est infiniment complexe. C'est peut-être pour cette raison que c'est intéressant comme mobilisation intérieure. Tout du moins, si on y trouve un intérêt…

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  7. C'est un sujet, très intéressant qui ré(ai)sonne en moi de plusieurs façons. J'ai souvent cette phrase qui me vient à l'esprit, à savoir "Faire semblant (sans blanc), c'est se condamner au noir", avec tout ce que noir contient de significations. Rattrape-t-on à l'age adulte le manque de repères dont on a été dépourvus? c'est une tristesse bien lourde à porter quand on s'enfonce dans son propre mensonge... J'ai compris tardivement qu'il n'a pas qu'une seul vérité dans le monde... Montaigne m'y aidant. Merci Alain pour ce poste philosophique. Je vais jeter un œil sur la revue de philosophie.

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    1. Ah ! C'est lumineux (si je puis dire sans jeu de mots…) cette petite phrase est la manière dont tu l'écris.

      À propos d'une seule vérité : C'était relativement simple d'en déterminer une et de l'imposer aux autres, dès lors que l'on détient le pouvoir. Est-ce que cela a changé ? Oui… et non… j'ai évoqué le relativisme, mais la tendance à la « pensée unique et obligatoire » a encore de beaux jours devant elle, y compris dans notre société actuelle ou le concept d'une unique vérité avance masqué… il en a d'ailleurs toujours été ainsi… c'est la bonne manière pour l'imposer : laisser croire qu'elle viendrait d'un mouvement sociétal, auquel il n'y aurait plus d'autre choix que d'y adhérer.
      Concernant le manque de repères : Je crois qu'il en est inscrits au fond de nous, dans ce qu'on l'on appelle la conscience profonde, dont le mensonge est exempt par nature. C'est par nos spéculations mentales que nous entrons et entretenons éventuellement le mensonge. C'est pour cela que, si on est honnête avec soi, le mensonge nous dérange. Mais on peut y demeurer bien entendu. Nous avons la faculté de nous adapter aux inconforts de notre conscience. Cela fait parti de notre liberté. On peut aussi bien entendu en sortir. Question d'option personnelle...
      Et merci pour la petite phrase que je note pour moi-même…

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  8. Charlotte12/11/17

    Qu'est ce que la vérité?Est ce l'exactitude , la réalité? Est ce le contraire du mensonge?
    Quand il pleut et que je dis :"il pleut" C'est la vérité. Cette vérité est facile et vérifiable. Mais il y en a de plus complexe et pas très vérifiable .Si je dis à quelqu'un :"Je t'aime" est ce la vérité alors que la veille j'ai couché avec un autre ? Peut-être que oui peut-être que non.
    En ce qui concerne les tables de la loi je les vois plus comme des commandements que comme des vérités.
    Le problème se pose avec les dogmes la plupart contenu dans le Credo de l'Eglise catholique. Il faut y croire et les admettre comme vérités. C'est presque comme une prestation de serment qui commencerais par "je jure de croire... dogme=vérité= foi aveugle
    Tout cela est très peu pour moi.Je ressemble plus à l'apôtre Thomas qui croit à ce qu'il voit et pour ma part à ce que je sens en sachant reconnaître que je peux me tromper aussi dans ce que je sens et ressens et qui ne correspondrait pas à la vérité.
    A titre personnel je ne remercierai jamais assez mon psychanalyste (j'espère que Dieu a son âme!) de m'avoir aidé à travailler pour mettre à jour ce que je suis, tout en sachant bien que cette quête de ma propre vérité n'est jamais finie.
    Merci Alain pour ta réflexion bien éclairante.
    Le philosophie magazine d'octobre n'est plis en vente. Par contre celui de novembre dont le thême principal est "La mort" ne m'a pas donné envie de l'acheter!

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    1. Mon billet aborde une réalité complexe, il a été écrit il y a quelques temps, j'hésitais à le publier.

      Ton psychanalyste a laissé une parcelle de son âme en toi… ce n'est déjà pas si mal… le travail sur soi met des choses enfouies dans la lumière, et en effet comme tu le dis, répond à cette quête de sa propre vérité. Je suis certain que cette quête nous tiendra éveillés jusqu'à notre dernier souffle. Et peut-être « après » si on adhère à ce possible potentiel. Les aidants en soins palliatifs que j'ai pu connaître, les témoignages ou livres que j'ai pu lire, rendent compte du fait que la plupart des « mourants » évoquent ce désir de vérité, parfois de « faire la vérité » avant leur dernier soupir… C'est quelque chose qui est certainement chevillé à notre âme ( notre être, notre moi profond… à chacun ses mots…).

      je pense que la vérité n'est pas uniquement le contraire du mensonge, c'est probablement une dynamique de l'être vivant. Bien des humains se révèlent en quête de vérité, pour vivre mieux leur existence.

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  9. A chacun sa vérité !!L'essentiel est d'être bien avec soi même. Pour ma part je me demande souvent si la vérité existe. N'est ce pas une illusion ? Plus je vieillis et plus je doute et plus mes vérités s'effacent.....Que va-t-il me rester ?

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    1. Quand tu dis que tu aimes ta femme, comme sur un de tes récents et très beaux billets, est-ce que c'est une illusion pour toi ?
      Et si - par impossible - elle te dit que tu te trompes, cet amour ne reste-t-il pas une vérité pour toi ?

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  10. Je ne saurais donner un avis philosophique sur ce sujet bien trop complexe pour moi. Ce que je crois profondément est ma vérité sur ce que je ressens, cette vérité qui m'a été offerte enfant, cette vérité qui me fait avancer chaque jour en me donnant de l'espoir, de l'amour… voilà tout simplement la vérité qui m'anime à titre personnel.
    Pour la vérité du monde, disons que je m'accommode de celle qui me semble la plus honnête mais là encore où se situe l'honnêteté en politique, en économie, écologie……
    J'ai appris qu'il y aussi des vérités que nous ne pouvons cacher et d'autres que l'on fait bien de taire.
    Le plus important est de vivre en pleine vérité avec soi même. pas toujours facile, cela demande des efforts, de l'humilité et beaucoup d'amour. Mais une fois que l'on y arrive, la vie est bien plus douce.

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    1. Ma réponse sera très courte : Je ne peux que dire que je coïncide largement avec ce que tu as écrit.

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  11. Plus profond et moins rigolo qu'à première vue...
    https://youtu.be/VD4ne7VuFVs

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    1. Le coup du cerveau qui sélectionne ce que l'on croit être la réalité pour u croire encore plus… je crois que c'est plutôt de Google dont il parle… qui effectivement ne fait que sélectionner ce qui te plaît et te convient en fonction de la manière dont il t'a espionné sur Internet depuis des années…
      c'est pour cela que je ne consulte plus Google, mon moteur de recherche est DuckDuckGo, qui ne me piste pas. et moi je les crois car si je fais l'expérience d'aller sur Google pour la même recherche… je n'obtiens pas les mêmes résultats en premier… Google nous apprend à tourner en rond dans notre petite sphère très étroite.
      Google, et quelques autres, ont décidé de coloniser notre cerveau…
      quand nous penserons tous pareils, ils s'enrichiront 10 fois plus…

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    2. Yep, moi c'est Lilo! Résister aux influences, c'est difficile, mais c'est possible, et je te rejoins pleinement.

      Ton raisonnement se tient très bien. En fait je crois qu'il parle tout à la fois des défaitistes, qui baissent les bras en disant "de toute façon tout est foutu", tout autant que des complotistes qui excellent à déformer toute info, vraie ou fausse, pour qu'elle colle à leur "vérité", celle qu'ils ont choisi.

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    3. C'est très intéressant ce que tu dis. Finale ment les fake news apparaissent comme les nouvelles vérités auxquelles il est indispensable d'adhérer si on ne veut pas passer pour un imbécile (enfin dans certains milieux bien mal informés…)
      L'avenir est à la post-vérité ... la nouvelle vérité n'est plus comme dans le temps révélée par Jésus-Christ… elle est désormais révélée par Twitter le nouveau Dieu. Et le canard Trump est son représentant sur terre.

      quant aux défaitistes, je les laisse mourir tranquillement. Ou plutôt il devrait accélérer le mouvement puisque « tout est foutu ». Ils restera bien quelques imbéciles heureux dans notre genre, qui dirigeons le navire dans le bon sens pour leur plus grand bonheur…

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    4. Yesss! "Le bonheur exige du talent. Le malheur pas. On se laisse aller. On s'efforce. C'est pourquoi le malheur plait et le bonheur effraie la foule" Jean Cocteau

      (((tant que j'y suis, la vérité qu'ils ont choisiE, c'est mieux)))

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  12. Un excellent texte, une excellente réflexion...
    Selon moi la vérité est un artefact, tout comme le mensonge. Nous usons de ces artefacts selon le contexte, l'humeur.

    Ainsi monsieur A va relater ces formidables vacances en mentant sur le fait qu'il avait tout organisé, prévu... Alors que ces vacances furent un fiasco.
    Madame B va dire à son mari qu'elle a passé l'après-midi à faire les vitrines alors qu'elle était chez son amant...
    Monsieur C va s'appuyer sur les chiffres qu'il a plus ou moins modifié pour booster son bilan devant le conseil exécutif...

    Il y a autant de vérités et de mensonges que d'individu.
    Quant à la eéponse : "la réponse est en toi" j'ai finalement compris que je devais entreprendre un travail d'introspection...
    ;-)

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    1. Monsieur A ment par orgueil
      Madame B ment par délicieuse déception
      Monsieur C ment... normalement… par profession.
      ;-)

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