mercredi 25 avril 2018

Mettre au monde du bonheur

Lorsque l’homme grimpait à la corde à noeuds dans les greniers de sa mémoire, ou même lorsqu'il descendait en rappel dans les abysses de celle-ci, il retrouvait des souvenirs de l'enfance baignés dans les lueurs arc-en-ciel de son bonheur de gosse qu'il n'avait cessé de répandre autour de lui, malgré les corbeaux noircissant ses cieux, et bien qu'il ait lui-même vécu par ailleurs des désespérances, tels des trous noirs où tout est appelé à disparaître éternellement. 

Les bonheurs indigo, le bonheur arc-en-ciel, créaient des ponts entre les horizons contrastés des adultes préoccupés par des problèmes d'adultes. L'arc-en-ciel n'est jamais éphémère dans l'univers de l'enfance.

 Les joies jaunes, les plaisirs violets, l'allégresse verte, la jubilation orangée, l’enchantement rouge, la volupté bleue, que l'on pouvait apercevoir dans les irisations des gouttelettes d'étoiles de rosée, n'arrivaient pas jusqu'à la rétine des adultes, trop occupés à chercher sous la table de travail, dans l'obscurité, avec une et lampe de poche,  les petites miettes de griserie temporaire qu'ils avaient malencontreusement balayées d'un revers de main. Ils tentaient de les saisir  au bout de leurs doigts mouillés de la sueur des travailleurs. Il fallait sur ces terres arides de l'incessant labeur, ramasser les miettes de ce qu'ils croyaient être le sommet de la félicité accordée aux gens sérieux.

Lorsque l’homme ouvrit le quatrième tiroir à gauche du semainier oublié dans le grenier des souvenirs pénibles, rejaillit ce jour où le père avait plaqué sur sa joue cinq doigts dans un bruit sec auquel s'était ajouté un commentaire explicatif : —  « Tu l’as bien méritée ! » Son mérite fut d'avoir tenté, vainement, de dérider le front de ce père que des années de vaines préoccupations pour l'avenir allaient finalement amener à la tombe. Cet acharné du travail s'était certainement évertué au long de la sainte journée à creuser un peu plus sa ride du lion, en sorte qu'il lui fallait rugir. Tandis qu'il parlait avec sa femme de cet insoluble problème, qui était certainement celui du siècle ; pour les distraire tous deux de leur préoccupation majeure, et qu'après tout le soir il faut savoir penser à autre chose, le fils se mit à chanter l’air célèbre de l’opérette Dédé, vue en famille  : « Dans la vie faut pas s'en faire, moi je ne m’en fais pas, ces petites misères seront passagères…. » Le gamin ne poursuivit pas plus loin sa chanson. La main du père avait donné le coup de cymbale final.
Les jeunes comiques sont de grands incompris dans leur art de la dérision. Dérider par dérision, c'était pourtant une chouette idée.

Maintenant que l’homme approchait du commencement de la fin, il s'autorisa à penser qu'il avait toujours détenu en lui la capacité de mettre au monde un certain bonheur. L'accoucheur n'est pas l'accouchée, mais son aide peut-être précieuse. Mais en ce temps-là il n'avait pas l'art et la manière. Simplement quelques balbutiements inacceptables et d'ailleurs largement inadaptés, ce que lui confirma la douleur sur la joue. Il n'empêche, l'intention y était. Offrir un peu de bonheur par amour juvénile.

Plus tard il apprendra le chemin étroit, parfois escarpé, toujours passionnant, tantôt entouré de petites fleurs odorantes et multicolores, tantôt boueux et nauséabond, au point d'en être décourageant. Le chemin qui mène au bonheur et au partage du bonheur. Ce chemin rempli de petits bonheurs, de petites victoires, de grandes batailles, d'armistices renouvelés, et d’un traité de paix au final.

Plus tard encore, il apprendra que le père en question avait toujours regretté son geste. Il l’apprendra de sa bouche du père retraité, qui avait vu des milliers et des milliers d'hectolitres d'eau passer sous les ponts de son existence, dont il pouvait être fier. L'homme découvrira alors qu'il avait depuis longtemps pardonné ce geste, l'avait rangé dans sa mémoire, dans cette grande armoire étiquetée : « à ne jamais reproduire en tant qu'adulte ».

L'étonnement est une chose étonnante. L’homme avait cru que ses semblables étaient inlassablement et très concrètement en quête de bonheur. Mais non. C'est incroyable le nombre de personnes choisissant délibérément de ne pas emprunter le chemin, pourtant généreusement offert, et même balisé comme il se devait. 
—  Quoi ? Un chemin de bonheur ? Mais vous n'y pensez pas ! Ce n'est pas cela la vie. Soyez réaliste que diable ! Regardez donc autour de vous les malheurs du monde ne cessent de croître. Moi, Monsieur, je suis quelqu'un de pragmatique. Je ne crois que ce que je vois. Et je ne vois pas le bonheur autour de moi.  Et d'ailleurs ceux qui se disent être heureux,  sont soit des menteurs, soit des illuminés. Quant à moi je n'aurai pas l'outrecuidance de chercher à être heureux dans un monde voué au malheur à tout jamais. Question de solidarité avec les morts vivants de la planète.

L'homme se  serait bien lancé à leur dire que si, autour de soi, des gens heureux de leur vie quelque soit la condition qui leur est faite, on en connaissait, on en voyait. Il n'osait pas dire : — « Regardez, moi, par exemple… j'en ai traversé des épreuves que je ne souhaite à personne, et cependant… »
 S'il avait été audacieux, il aurait même ajouté que le bonheur est un devoir  social.

Mais non il ne disait rien. 
Faut dire qu'il n'avait pas envie de cinq doigts sur sa joue.

À moins que le début d’une sagesse consiste peut-être être heureux soi-même, sans chercher à convaincre quiconque préfère décider d'y renoncer ….

39 commentaires:

  1. Je pense que le bonheur est une question d'état d'esprit. Il n'y a pas à le chercher mais simplement à le vivre. Ma femme m'a beaucoup appris sur ce sujet: pas de prises de tête, savourer ce qui est agréable, ne pas dramatiser et savoir accepter les aléas de la vie.

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    1. Certes, mais ce n'est pas donné à tout le monde d'emblée…Ce n'est pas nécessairement un « état d'esprit » si naturel
      Surtout pour les aléas de la vie lorsque ces aléas sont excessivement douloureux, pour soi-même ou pour autrui. Certains y arrivent comme tu l'exprimes pour toi et ta femme.
      Peut-être qu'on finit par aboutir à une forme de sagesse heureuse…

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  2. Charlotte25/4/18

    Je crois qu'il y a des gens "doués" pour le bonheur et d'autres beaucoup moins.
    Exemple :face à la pluie qui tombe depuis le matin sans discontinuer, certains diront merde encore cette foutue pluie mais qu'est ce que je vais bien foutre toute la journée j'en ai marre... d'autres en profiteront pour faire une grasse matinée au lit ou pour poursuivre la lecture de leur passionnant ou décideront encore d'aller voir un beau film au cinéma et de se faire ensuite avec l'aimé un bon petit resto le soir!

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    1. C'est pour ma part une grande question : chaque personne est-elle égale à l'autre en matière d'aptitude au bonheur ?
      De par ma modeste expérience professionnelle, je n'en suis pas tout à fait certain.
      Il y a des gens qui sont enfermés dans des fonctionnements néfastes pour eux, et qui, bien qu'ils profèrent qu'ils vont changer, ( et ils le disent avec une manifeste bonne volonté), ne modifient en rien leurs comportements à cet égard. Tout va toujours mal. Pour eux et pour les autres.
      Quant on leur dit : aujourd'hui, il fait beau, c'est chouette…
      Ils répondent : ça va pas durer !
      dont acte !
      ;-)

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  3. La façon dont tu racontes ton souvenir d'enfance me rappelle une certaine Petite Fille qui puise dans la poésie la force de réfléchir sur sa vie. J'aime énormément ces miettes de griserie temporaire, et l'arc-en-ciel des bonheurs indigo.
    Doué pour le bonheur ? oui je crois en effet que c'est un don.
    Mais il se cultive.
    Merci pour ce très beau texte.♥︎
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Merci pour ce commentaire, qui souligne qu'un don se cultive. Ce qui est de notre responsabilité.

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  4. "Mettre au monde du bonheur", comme la femme met au monde son nouveau-né, c'est du bonheur dans la douleur...
    - J'ai lu et relu ce soir, ce billet merveilleux, tellement en connexion avec qui tu es. Oui, après tout ce que tu as vécu de douloureux, tu as pris l'option déterminée d'être heureux: ça ne coule pas du ciel, c'est par moments une vraie décision!
    - Ton billet est écrit avec beaucoup de pudeur, et cette pudeur renforce la force de tes mots: j'admire cela. Sans te nommer, tu parles de l'enfant qui se souviendra toujours de "cinq doigts sur ta joue": écrire cela sans colère, sans rancœur contre celui qui t'a causé cette souffrance, c'est grand, c'est toi!
    - Ton billet est écrit aussi avec une vraie poésie: la beauté des ressentis a engendré en toi la beauté des mots qu'ils expriment.
    - L'émotion que j'ai eue en te lisant est à la mesure du petit coup de pouce que ton billet me donne pour me sortir du marasme dans lequel je tombe trop souvent
    Alors... MERCI Alain

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    1. Si mon billet peut aider à te sortir d'un certain marasme, alors je m'en réjouis profondément pour toi…
      La décision que tu évoques, je crois que c'est surtout ne pas me laisser contaminer par le malheur. C'est-à-dire ne pas laisser prise aux entraves qui se présentent. Je ne sais pas si on peut « décider d'être heureux » peut-être… on peut sans doute décider d'actions et de comportements qui vont dans le sens de se réaliser pleinement. Enfin autant que cela nous est possible, et là, je suis d'accord : on n'en ressent un certain bonheur que l'on peut goûter.

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  5. Un très beau texte, j'adore les associations que tu fais avec les couleurs, ça mériterait des photos, automatiquement des images me sont venues... :)

    Ca me rappelle aussi une réunion de parents d'élèves, alors que notre fils avait sans doute l'âge que tu avais lors de cette histoire, un de ses professeurs a commencé l'entretien par : "Hum, comment dire, votre fils a un talent certain pour le bonheur..."
    J'ai adoré l'élégance de la formule et la diplomatie du prof !

    Mais en ramenant cette phrase à son sens premier, je crois que tu as toi aussi un talent certain pour le bonheur, pour toi et pour les autres. :)

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    1. Je reconnais bien là ta sensibilité de photographe ! ;-)
      Moi aussi j'adore la réflexion de ce prof !
      Talent pour le bonheur ? Ce qui est certain c'est que dans mon enfance j'avais un certain talent de « clown ». Dans les fêtes de famille, les mariages, etc., tels qu'on les concevait en ce temps-là (c'est-à-dire sans DJ, sans musique qui t'interdise de parler à quiconque, et choses du genre), j'avais toujours mon petit succès et un certain art de la parodie et de l'imitation. je crois pouvoir dire que je désirais que les autres soient heureux.

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  6. Superbe texte empreint d'émotion et de délicatesse, qui me ramène irrésistiblement à cette proposition de Cocteau que j'aime d'autant plus citer que j'en ai souvent constaté la justesse: "Le bonheur exige du talent. Le malheur pas. On se laisse aller. On s'enfonce. C'est pourquoi le malheur plaît et le bonheur effraie la foule."
    Bise tendrement reconnaissante

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    1. Je ne connaissais pas cette proposition de Cocteau, je la trouve géniale !
      Je pense que le malheur est beaucoup plus fédérateur que le bonheur. Dans les épreuves, les catastrophes, l'action contre un oppresseur etc. les foules se rassemblent dans un « être ensemble pour être plus fort »
      le bonheur apparaît sans doute beaucoup plus comme une aventure individuelle, pour ne pas dire égoïste.
      C'est triste quelque parent quand on y pense …
      On est solidaire dans le malheur ( pas toujours…) et dispersé dans le bonheur... quand on ne nous le reproche pas…
      un grand merci pour cette belle citation et bise tout aussi reconnaissante.

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  7. Mettre au monde du bonheur... quelle merveilleuse proposition.
    Je m'y emploie... soit en partage... soit pour moi seule...

    Hier ma fille est rentrée de sa longue hospitalisation. Elle m'avait demandée un repas de crêpe pour ce premier soir. Elle a envoyé à son frère un texto pour lui proposer de se joindre à nous(la relation entre ces deux là n'est pas facile). Il a accepté.

    A nous trois nous avons mis au monde une soirée de bonheur tout simple que nous avons partagé dans la joie douce de nos retrouvailles, le chemin de réconciliation entre un frère et une soeur, le plaisir d'une Maman de les voir parler ensemble... et la gourmandise de quelques crêpes.

    Merci AlainX pour ce superbe texte.

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    1. Merci à toi pour ce témoignage de la vie ordinaire (enfin, pas si ordinaire que cela…) qui permet les rapprochements et chemins de réconciliation, comme tu le dis.
      Je ne vais plus manger les crêpes de la même manière !
      Et surtout j'espère que les choses s'arrangent pour ta fille.

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  8. J'aime beaucoup votre texte.

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  9. Merci pour ces mots si beaux et coloré s. Aussitôt mon enfance est revenue. Comme toi j essayais de les faire sourire. De temps en temps ça fonctionnait mais vite ils retombaient tous dans le marasme. Ils ne croyaient pas au bonheur de ce monde, on leur avait trop dit que ce serait après. Finalement ils m ont influencée malgré moi. Je sais que le bonheur est simple et pourtant qu est ce que c est compliqué. Ce texte me fait beaucoup de bien.

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    1. Et bien moi, ça me fait beaucoup de bien de lire que… ça te fait beaucoup de bien !
      Tu soulignes cet aspect lié à certaines conceptions religieuses, que le bonheur c'est « pour après ». Cela a influencé énormément bien des générations, et sans doute encore actuellement.
      J'aime bien que tu dises le bonheur est simple. Il n'empêche que ce n'est pas si ce que cela d'aller jusqu'à lui.
      Merci à toi de ce témoignage.

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  10. Beau message, bien reçu. 5 doigts font du bruit et laissent des traces visibles un temps au moins ; d'autres brimades, d'autres sévices sont moins sonores, moins apparents, et peut-être bien plus dévastateurs.
    J'adhère tout à fait à ta formule du "bonheur comme devoir social", ou bien comme obligation personnelle. Reste à savoir voir venir, écarter, faire avec les fâcheux...

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    1. Je comprends bien ton deuxième paragraphe. De par mon métier d'aidant, je me demande si je n'ai pas fait le tour des résistances au bonheur (c'est-à-dire des résistances au changement, au regard de situations lourdes et pénibles), je n'ai pas cessé d'en rencontrer. Certains avaient l'art de mettre des tonnes de raisons pour ne rien changer tout en réclamant les moyens pour sortir de leur marasme…
      Je dois reconnaître que certaines personnes m'ont vraiment désespéré.

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  11. Anonyme26/4/18

    Il y a des gens doués pour le bonheur et d'autres doués pour le malheur. Pour moi c'est pas mal pareil, c'est pile ou face. Le vrai bonheur c'est autre chose, il est là dans la tristesse, il est là dans le malheur, quand ça va bien, quand ça va mal, il est toujours là et attend au creux des racines de l'être. Ton texte est magnifique Alain. Plusieurs ont le talent d'écriture mais tes écrits me rejoignent particulièrement parce qu'ils font résonner la passion qui m'habite. kéa

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    1. J'aime beaucoup ce que tu dis dans la ligne « il est toujours là et attend au creux des racines de l'être ». C'est tout à fait cela.
      Bon, j'aime bien aussi ta dernière phrase, évidemment ! ;-)

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  12. Quel magnifique incipit, je te le piquerai bien pour une future consigne !

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    1. Je vois que tu as toujours le désir de mettre au monde des consignes d'écriture !

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  13. Je suis "dure" à attrister, mais tu y es arrivé. Les cinq doigts de la main du père sur la joue du fils... pour rien, parce qu'il n'a pas envie de s'en faire, et que le père, lui... pense que c'est sa mission, que la vie n'est pas "laughing matter"... Y a pas de quoi rire, soyons sombres... Je sais que ces gens existent... et quel dommage pour eux et ceux qui les approchent et se prennent 5 doigts dans la figure pour délit d'envie de vivre content....

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    1. Ce fut un grand malentendu cet épisode !
      Comme un fou rire irrépressible dans le silence d'un enterrement.
      Le geste de mon père n'était pas justifié, évidemment, mais compréhensible de son côté, vu une certaine situation qui créait l'immense tension qui était réellement plus que dramatique. ( c'était des "affaires de grands", dont j'ignorais tout, et il est clair pour moi que je n'avais pas a en connaître à l'époque). De mon côté, j'ai vécu une incompréhension totale, puisque je voulais dédramatiser la tension.
      Quelqu'un souligne que mon texte est sans rancœur ni colère vis-à-vis de mon père. C'est exact. Je n'ai jamais ressenti rien de tel. Bien sur je ne peux pas me souvenir de mes pensées exactes à l'époque. Mais c'était de l'ordre de : « il y a quelque chose que je n'ai pas pigé… cette réaction de mon père est anormale… » ( il n'a jamais élevé la main sur moi, ni avant, ni après). J'ai compris très vite qu'il avait regretté. Sur les tenants et aboutissants de cet événement on s'est expliqué des années après. Ni l'un ni l'autre n'avions oublié.
      Je dis cela pour nuancer un peu ton commentaire au regard de ce qui fut vécu. Cela dit, je comprends très bien ce côté qu'ont certaines personnes du style : « dans la vie, on n'est pas là pour rigoler… »

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  14. J'aime bien ton billet, Alain. J'imagine bien ce petit garçon plein de vie, désirant voir sourire son père, et qui, étonné et chagriné, n'obtient pas le résultat escompté. :-)

    Chaque fois que je le peux, je dis merci à la vie ! Lorsque mes deux fils sont à la maison avec leur petite famille, que nous sommes tous ensemble, tous réunis, quel bonheur ! C'est le plus beau ! Et aussi, lorsque j'aperçois lors d'une balade, une biche, un oiseau, un ciel magnifique, et que je me dis combien la nature est belle. Je dis merci ! Et je suis heureuse. Souvent aussi, je me dis que j'ai de la chance. La chance aussi de ressentir toute cette gratitude envers la vie !

    Belle soirée à toi, Alain, et merci ! :-)

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    1. Vois-tu, Françoise, il y a longtemps que je te lis, et j'aime beaucoup ta capacité d'émerveillement et je dirais même d'une certaine contemplation de l'existence. C'est une grande richesse.
      Je ne dirais pas que c'est une chance, parce que l'émerveillement cela se cultive. Il y a un aspect volontaire.
      Je te souhaite beaucoup d'émerveillement en ce mois de mai qui va débuter…

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  15. J'aime énormément ce dernier billet ainsi que celui sur le photographe...
    Je crois qu'il y en a qui connaissent le chemin du bonheur quoiqu'il arrive et d'autres n'y arrivent pas.

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    1. Merci d'apprécier.
      Pour ceux qui ne trouvent pas ce chemin, et il y en a en effet, cela me désole toujours. Que leur faudrait-il pour qu'ils entrouvrent la porte vers lui ?

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  16. J'aime quand tu évoques ton enfance. L'important dans ce récit, c'est le regret du père.
    c'est important qu'un grand puisse aussi s'excuser auprès d'un enfant.

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    1. Oui, c'est important…
      au-delà des incidents qu'il y a toujours dans une éducation, je peux dire que mon père était vraiment « quelqu'un de bien »…

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  17. il parait que le bonheur est dans les prés (verts of course)

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    1. Ou dans les prés salés, qui agrémentent le bonheur en donnant du sel à la vie.

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  18. Je m'interroge aussi beaucoup sur cette "égalité" des chances face au bonheur ou au désir de bonheur. J'avoue être exaspérée - sans doute sans aucun droit ! - par les gens qui repoussent l'idée du bonheur comme une illusion inutile, un conte de fée à effacer. Ils m'énervent. Tout ce gaspillage... Mais ont-ils un jour eu le choix de devenir ami du bonheur ou habitué à la morosité? Je ne sais pas. Il y en a, pourtant, qui se sentent "mieux exister" dans le rôle du martyr courageux, de la victime bien à plaindre. Alors il s'agit d'un choix (et qu'il est donc lourd pour les autres!!!!)

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    1. Il me semble que les gens que tu vives qui se comportes en victime et sont fréquemment dans la plainte, sont assez souvent dans la recherche de combler leur besoin d'être aimé. Ils pensent qu'ils vont être ainsi plaints, consolés, qu'ils vont inspirer la compassion, l'intérêt, etc. Leur drame est que le plus souvent ils obtiennent l'inverse.

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  19. Je reste convaincue qu'on est plus ou moins doué au départ en matière de bonheur...
    Mais l'avantage de l'humain, c'est qu'il a le pouvoir de décider de changer d'attitude pour changer d'aptitude au bonheur.
    Et c'est un travail de fourmi, chaque jour, pour trouver des miettes de petits bonheurs à accumuler et se dire à la fin de la journée : Je suis heureux, j'ai passé une belle journée !
    J'y travaille, moi, en tout cas, et je me félicite de mes progrès ! ;-)

    Ton texte est magnifique... le bonheur arc-en-ciel... merci !

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  20. "Nous avons le devoir d'être heureux" a dit je ne sais plus qui
    et un devoir réussi ne peut se faire que dans le bonheur...
    Pour être heureux soi-même, il faut pouvoir partager ce bonheur avec d'autres, mais en toute sérénité...tenter de les aider mais sans vouloir jamais imposer notre façon de voir, de ressentir...
    Merci pour cet article plein de poésie et de couleurs

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